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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 23:06

Quitte à être obsédée, autant répondre à vos questions, et essayer d'apporter mes réponses au moulin de qui voudra les entendre.

 

Comme je le disais à Floh en commentaires, "J'ai une vraie phobie des examens gynéco (au sens large). Pas un inconfort, pas un désagrément, une phobie. Du genre de celles qui déclenchent la panique rien qu'à en parler, des colères ... Comme les gens qui ont peur des serpents, ou qui montent sur une table dès qu'ils voient une souris. Mon chéri, venu me récupérer après mon dernier passage chez un gynéco, s'en souvient encore, j'ai été malade des  jours durant !"

 

Et je vous donne ma parole que c'est pas du flan. Autant les prises de sang, les dentistes, pas de souci, allez-y faites vos petites affaires, moi je fais un petit sommeil, autant les examens de la sphère gynéco-anale (appelons un chat un chat), il faudrait limite que je risque ma vie pour les faire de mon plein gré. Je pense que si j'avais été Louis XIV, j'aurais mis fin à mes jours. Sans déc.

 

Donc, je n'ai pas vu de gynéco depuis un bail, et c'est tant mieux !!!

 

En plus, je ne vois pas pour quoi faire, j'ai une relation amoureuse monogame, et je n'ai aucun symptome de quoi que ce soit. D'ailleurs, vous allez souvent chez le généraliste faire vérifier que tout va bien ? Non, hein ... Alors pourquoi on nous bassine de "il faut" aller voir un gynéco tous les ans ? (Parce que les conseilleurs ne sont pas les patientes, j'ai envie de dire.)

 

J'ai un rapport compliqué avec mon corps, qui va bien au-delà des questions d'esthétiques qui font que, comme 99% des nanas, je perdrais bien un peu de poids.

 

En général, on se tolère, parfois on s'entend bien. Je ne suis pas équipée pour être une grande sportive, mais j'ai un coeur qui va, pas de problème chronique, alors ça va. Des fois, j'ai (très) mal au dos et ça me plie en deux, mais c'est rien de grave. Et d'un coup, un matin ou je n'ai pas spécialement une sale tête ... Je m'aperçois et je me trouve vraiment moche.

 

Les magazines voudraient dans ce cas que je me chouchoute au-dehors et que j'impose une discipline stricte à mon estomac et à mes muscles, alors que je rêve de faire l'inverse : mettre des gros pulls informes et manger du chocolat devant la télé. Pas envie de m'investir dans du sport et de la diététique quand je me trouve moche, à ces moments là je pense que c'est peine perdue.

 

Je ne vous raconterai pas ce qu'il en est de ma libido (ma grand mère lit ce blog), mais imaginez comme je suis gracieuse et désirable quand je ne m'aime plus. Et dans une vie de couple, je suis consciente que ça doit être à peine tolérable de vivre alternativement avec Dita von Teese et Kelly Osborne période "ça va pas".

 

Et puis, un matin ... J'ai des cernes, le cheveu en bataille, mais je me trouve jolie. Et ça repart ! Jusqu'à la prochaine fois.

 

En ce moment, je me lève plus tôt, je bouge plus. J'en ai envie. Je ne me dis plus, comme quand j'avais 18 ans, que cette fois c'est la bonne. J'essaie de progresser doucement vers le corps qui me plaît et que je peux garder sans me tuer à la tâche, sans me priver, sans me forcer. Ca n'a pas effacé mes moments de grosse déprime, mais j'arrive à vivre avec quelqu'un sans "oublier " de manger dès qu'il a le dos tourné, histoire de manger avec lui plus tard sans prendre de poids. J'arrive à manger un (demi)-croissant en public, à refuser de partager la boisson de la tablée si j'ai envie de boire de l'eau. (C'est con quand même, ce corps qui me manque, c'est celui de mes 18 ans ... J'étais pas mince, mais qu'est ce que j'étais injuste de me trouver énorme ...)

 

Le rapport ?

 

Le rapport, c'est que j'ai déjà assez de mal comme ça à habiter mon corps comme une fille, une femme, une amoureuse, une nana-qui-fait-un-job-de-mec ...

 

Alors, aller "saloper" tout ce travail de travail sur moi-même en me faisant subir des examens inutiles, intrusifs et douloureux (ça ne l'est pas toujours, mais vu ma phobie et mon degré de contraction musculaire, je préfère encore qu'on me recouse à vif - et  je sais de quoi je parle*) ? En me poussant à croire que j'ai besoin d'aide pour "fabriquer" et mettre au monde un enfant, que j'ai besoin d'être "soignée" alors que je ne suis pas malade ?

 

Alors que je n'ai besoin de rien (sauf grossesse qui se passerait mal, mais là ça change tout) , que la société me propose une béquille que je suis ravie d'accepter de temps à autre (j'avoue, les échos, ça me rassurera quand même), pourquoi me prendre pour une folle et une intégriste si je refuse un fauteuil roulant , alors que moi la première je suis pour que celui où celle qui en a besoin y aie droit ?

 

Non, je vous assure, sans façon.

 

Si c'est utile, je veux bien faire cet effort qui pour moi est colossal, mais je veux savoir pourquoi, et être sûre de n'avoir pas d'autre choix. Et si, vraiment, un examen est indispensable pour ma santé et/ou celle du bébé, alors je consentirai.

 

Tout ça, parce que certains médecins ne savent pas écouter, apprendre, et feraient mieux de se faire encadrer ceci :

 

« Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé.
Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l'avoir informée des conséquences de ses choix. (...)

Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. »

 

(Art. L. 1111-4 du code de la santé publique)

 

http://lh6.ggpht.com/_J6bESNK4Dog/S2MZkbx1DAI/AAAAAAAABKk/qVZJ-qNMuho/s720/DSCN8434.JPG

 

 

(Je voulais vous mettre une photo d'Hippocrate, et j'ai relu le serment. Facile de deviner ce qui me gène. J'ai donc opté pour le caducée, et je suis tombée sur cette photo ici. C'est incroyable, je suis sûre que cette sculpture se trouve à Orsay, à droite de la nef centrale quand on tourne le dos à l'Horloge, et je cherche le titre du tableau en arrière plan depuis au moins cinq ans ... Quelqu'un(e) peut m'aider ? )

 

*A la main gauche, n'allez pas penser à ce à quoi vous pensez !

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Published by Le petit poison rouge - dans Les choses qui fâchent
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commentaires

Floh 29/11/2010 23:16


Eh bien je reste à ta dispo ici ou en privé, pas de souci :)
Bonne semaine à toi :)


Le petit poison rouge 29/11/2010 23:44



Toi de même !


 



Floh 27/11/2010 10:04


Alors je réponds pour voir si overblog continue à m'apprécier :)
Nous sommes d'accord sur ce qui a trait aux examens de triso 21. De toute façon, il y a en effet plusieurs examens intermédiaires avant d'en arriver à l'amnio.

Tu es très dans l'actualité, le sais-tu? As-tu suivi tout le débat qui a lieu actuellement à l'Assemblée, concernant notamment la mise en place de Maisons de Naissance? Sais-tu que par exemple, si
tu trouves une sage femme ultra compétente en libéral, celle-ci ne pourra pas forcément t'accompagner dans ta salle d'accouchement lors de la naissance de ton enfant? Nous sommes en France, pays
ultra réglementé pour tout ce qui est périmédical et périnatal. Et tout ce qui est accompagnement à la naissance est dramatiquement en retard.
Ce que je veux te dire, c'est que l'accouchement tel que tu le souhaites (respect de tes désirs sur les actes qu'on te proposera, respect de ton rythme) est possible, fort heureusement, et existe.
Mais il faudra choisir avec soin ta maternité. T'assurer que tu feras un projet de naissance (je crois que tu en as déjà parlé, donc tu sais ce que c'est), et t'assurer que tu seras dans une
structure qui sera ok pour respecter tous tes désirs. Et surtout, espérer que tu y trouveras une ou plusieurs sages femmes qui sauront être en phase totale avec toi. Donc commence par chercher la
maternité avant de chercher la sage femme, ou alors trouve une des rares sages femmes qui peuvent avoir l'agrément pour entrer dans la maternité...mais ce n'est pas le plus fréquent.
Tu auras forcément un gynécologue à ton accouchement. Et tu soulèves un point juste: si tu as plusieurs personnes autour de toi, c'est parce que tu ne seras pas toute seule à accoucher à ce moment,
qu'il y a une rotation de personnel, et je pense que bien des sages femmes voudraient pouvoir s'occuper d'une seule et même patiente bout à bout, mais ne peuvent pas...pour des raisons budgétaires,
réduction du personnel, etc etc. Notre dure réalité quotidienne.
Ou alors, attends avant de tomber enceinte de voir si ce projet de maison de naissance peut quand même voir le jour, en souhaitant que ce soit par chez toi ;)
Je ne veux pas te décourager. Juste attirer ton attention sur la réalité, mais je sais aussi que tu te renseigneras suffisamment pour le trouver par toi-même. Tout est possible, et je suis
persuadée que tu trouveras une accompagnante qui répondra à tes attentes et tes désirs. Mais il faut aussi, d'un autre côté, prendre conscience de ce qui peut survenir, et être prête à y faire
face. Et tout est très médicalisé ici, parce qu'il y a toujours la notion de prise de risque qui survient.
Pour le côté psy, ce n'est clairement pas moi qui te conseillerai des médicaments. Ce n'est pas une solution pour calmer les angoisses, du moins de mon point de vue. Je suis prête à t'aider et te
conseiller si tu as envie, sur qui pourrait être susceptible de t'accompagner dans cette démarche, en fonction de mes connaissances et expériences. Tu as mes coordonnées ;) Après, fais-toi
confiance et vas vers une personne qui te paraît, à l'instinct, te correspondre. L'instinct est très important dans cette situation.
Et le travail d'un thérapeute n'est pas de rendre "normal" quelque chose qui te traumatise. Son travail est de te faire comprendre pourquoi tu es traumatisée. Et de lever ces angoisses. Ensuite, la
conclusion, c'est à toi de l'apporter. Elle peut être par exemple: "je n'ai plus peur d'un examen gynéco, mais j'essayerai toujours de trouver une solution alternative avant d'en arriver là, pour
mon bien et le bien de mon bébé; et cependant si je suis obligée de le faire, eh bien je le vivrai sereinement et en sachant que j'ai choisi une personne qui me respectera pleinement". Un
thérapeute, s'il est bon, n'induit pas du tout un schéma, quel qu'il soit, comme normal ou anormal ;) Et tu as le droit de changer de thérapeute s'il ne te convient pas :)
Bon week-end :)


Le petit poison rouge 29/11/2010 23:07



Je t'avoue que je n'ai pas suivi les infos depuis un gros moment, mais ce que tu me racontes me fait plaisir. Comme quoi, des fois, les rêves deviennent réalité on dirait :P


Je sais que je devrais choisir avec soin la maternité, mais je crois que les premiers rendez-vous sont assez tard en fait dans la grossesse ... Pour nous qui voulons (ok surtout moi) connaître à
l'avance les choses pour faire un "Projet de Grossesse" (je le tape comme ça vient, et je me dis qu'en fait, plus qu'un Projet de Naissance, c'est ça qu'il nous faut) , c'est un peu le serpent
qui se mord la queue :)


Je sais bien que, comme tu le soulignes, la réalité des conditions de travail à l'hopital fera que j'aurais peut-être affaire à des personnes différentes, à des protocoles que je n'apprécierai
pas (dont certains qu'on a prévu de refuser, sauf si la santé du bébé est en jeu, évidemment) . Ca ne me décourage aps du tout, ça me motive à chercher encore, à me renseigner, à poser les
choses, à les examiner plus tard avec les idées claires (et mon mari ...) Quant à attendre pour faire le bébé qu'une maison de naissance existe ... Vu qu'on est pas prêts à être parents, ça
semble bien se faire tout seul :D


Pour le coté psy, je n'en sais rien ... L'idée est bonne sur le papier, mais avant de trouver quelqu'un qui me plaise d'insctinct, il faudra quand même que je trouve une porte où aller toquer,
non ? :P En tout cas tu mets le doigt sur ce que je refuse : "qu'on" essaie de rendre "normal" ce qui ne l'est pas pour moi. Effectivement, le premier qui essaie, je le lincencie sans préavis ...


Merci pour tout, j'y réfléchis et je t'en reparle en privé.



Floh 26/11/2010 09:52


Soit, alors je continue, je ne voulais juste pas spammer tes commentaires, moi ça ne me dérange pas, je pars du principe que mes expériences peuvent toujours être profitables ;)
Tu as fait la recherche toute seule, donc oui,je te confirme pour le papillomavirus, entre autres choses. Pas détectable autrement que par frottis. Et comme les chercheurs ignorent encore d'où ça
peut venir exactement (on peut être porteur, on peut l'attraper autrement que par relation sexuelle etc..) ça n'élimine personne...Malheureusement.
Je ne suis pas assez à jour (la mère de ma filleule m'a fait un topo mais j'ai été mauvaise élève et j'ai mal retenu) sur les examens en relation avec la trisomie. Tu as fait plus de recherches que
moi. Mais il faut en effet prendre les tests de clareté nucale avec beaucoup de prudence, et s'intéresser aux "seuils acceptables" qui ont été posés. Les médecins craignent énormément une erreur de
diagnostic et préfèrent jouer la prudence. Sache donc que l'amnio n'est pas proposée qu'à des femmes de plus de 38 ans, mais à toute femme dont le foetus présente une clareté nucale un peu trop
"hors norme"; ce qui pose le problème de l'amnio, examen on ne peut plus invasif, traumatisant et angoissant. Mais ça c'est un seul exemple sur les multiples examens gynécos passablement
incontournables pendant une grossesse: vérification du col, vérification de la dilatation au moment de l'accouchement, et autres petits désagréments qui peuvent survenir en 9 mois :)
Le côté psy maintenant, qui est déjà un peu plus ma tasse de thé ;)
J'entends ton argument sur le "pourquoi je ne veux pas me débarrasser de mes angoisses", et il me fait sourire, car (clin d'oeil à la bouseuse), c'est un peu comme l'artiste qui dit "si je ne suis
pas torturé, je ne serai plus créatif".
La peur est nécessaire et indispensable à la survie. J'insiste sur le mot "peur" et non "angoisse". D'un côté, il y a une émotion qui te permet en effet de te "préserver", de l'autre il y a
"paralysie complète et crise incontrôlable". Du type de ce que tu décris lors de ta dernière visite chez le gynéco.
Tu es une jeune femme sensée, sensible et rigoureuse. Ca fait partie de toi, ça, pour ce que je lis de toi, de ton être profond (même si je ne te connais guère). Tu t'es construite ainsi, et pas
que grâce à tes peurs. Si tu résorbes tes angoisses liées aux examens gynécos, ça n'enlèvera pas cette part de toi rigoureuse et attentive, qui veut se renseigner, et non pas se laisser berner par
des process médicaux. Tu vas au bout des choses, parce que c'est dans ta nature, et tu continueras à le faire.
Là où moi je vois une alarme s'allumer, c'est quand tu nous expliques combien tu redoutes la moindre intervention gynéco sur ton corps. Or, une grossesse nécessite inévitablement une intervention,
même la plus légère possible, et même avec une sage femme respectueuse, à l'écoute et attentive. D'autre part, j'ai la petite expérience (qui m'est très personnelle) que tout ce qu'on cherche à
éviter par angoisse finit par se présenter à nous. Ainsi donc, je te repose la question: penses-tu que ce ne serait pas néfaste si, au cours de ta grossesse, tu devais faire face à un examen gynéco
un peu plus invasif, et que tu aies à gérer ta panique, ce qui t'empêcherait par exemple d'être la plus zen possible pour ton bébé?
Ne crois-tu pas qu'il serait plus judicieux de lever ces peurs maintenant, au moment où il n'y a aucune implication autre que tes angoisses à toi, et d'autre être à gérer que toi-même, afin
d'aborder une éventuelle future grossesse en te disant "je ferai tout pour qu'elle soit la moins médicalisée possible, je ferai tout pour être la mieux entourée possible et la plus respectée dans
mon corps et dans mon être entier, ainsi que pour mon bébé, mais je sais que s'il arrivait le moindre pépin indépendant de ma volonté, je saurai le vivre raisonnablement, je saurai gérer un stress
inévitable (quelle femme ne le serait pas), mais je sais qu'avec le travail que j'ai fait sur moi, je pourrai pleinement tourner mes forces pour rassurer mon bébé puisque moi, je suis confiante sur
mes ressources"?
Bon, dis comme ça, ça fait un peu nunuche, mais c'est le principe..
Encore une fois, ceci ne t'empêchant nullement de continuer à te renseigner, et à trouver des personnes t'encadrant et qui ont les mêmes convictions que toi.
J'ai été interrompue, donc j'ai perdu ma conclusion, mais c'est déjà suffisamment long, donc je vais m'arrêter là ;)
Et si je ne passe pas en spam, c'est que tu as un très bon fournisseur de blog :)


Le petit poison rouge 26/11/2010 20:36



Et bien écoute, visiblement, Overblog te reconnaît, puisque tu n'es pas en spam.Je suis d'accord, tes expériences peuvent être profitables ... Au moins à moi ! :)


Pour le papillomavirus, je suis deg ... (Au sens "d'jeuns" du terme, pas au sens littéral. Quoique, il va falloir que je me tape une boîte entière de rescue je pense ... Et que ça attendra mon
chagement d'implant, tant pis si c'est pas bien. En plus, ça me laissera peut-être le temps de passer au plan B)


Pour repartir coté technique, je crois bien qu'on est d'accord (toi et moi) sur le principe : l'écho relèvera la CN s'il peut par voie abdo, et on fera le tri-test. S'il ne peut pas, on doit
encore en parler avec mon chéri. J'accepterai peut-être, si vraiment il a très peur des conséquences, l'EV, MAIS : pas le jour même, car je veux avoir le temps de me préparer, et surtout, car je
refuse qu'il soit là. (Je crois que le tritest est fortement conseillé en cas de CN "mauvaise", pour éventuellement éviter l'amnio). Ensuite, le seuil dit "acceptable" est de 1/250, ça me paraît
plutôt bien. Effectivement, ce n'est qu'un des cotés désagréables, mais je bosse aussi sur le reste : par exemple, les TV systématiques pour vérifier le col, j'ai décidé, c'est non. Au moment de
l'accouchement, ça reste à discuter. Je ne conçois pas bien l'utilité du truc, puisque ton instinct te dit de pousser quand c'est le moment. A la limite, au début, pour vérifier que ce n'est pas
une fausse alerte (et encore, c'est facile à vérifier à la régularité des contractions d'après les dicos médicaux) mais après, à mon avis, c'est surtout pour que le personnel sache à peu près
quand tu auras besoin de la salle d'accouchement. Mais bon, je ne suis qu'au début de mes recherches, et j'ai commencé par le début de la grossesse, alors je dois encore me renseigner là-dessus.
Ce qui est sur, c'est que ce sera UNE personne (sauf si ça dure mille ans et qu'elle doit rentrer chez elle la pauvre), hors présence de mon mari. Et pas quinze fois.


Le coté psy, donc. Je comprends bien que même avec la meilleure sage femme du monde, il y aura des mauvais moment à passer pour moi. Mais, si elle me comprend, entend les raisons de mes refus et
sait les accepter quand il n'y a pas de danger, juste une question d'habitude, si elle sait m'expliquer pourquoi tel autre examen est nécessaire, me laisser le temps en salle d'examen de
respirer, de me préparer, si elle laisse dire "euh non, là je peux vraiment pas, on va attendre cinq minutes", alors, c'est déjà plus pareil.


Plan B : Je trouve ton argument sur l'utilité de lever mes angoisses très juste (et ça faciliterait peut-être mon rapport au corps.) . Même si j'ai du mal à "m'y faire". Effectivement, je suis
phobique, mais si je ne l'étais pas, je chercherais quand même à faire respecter mon corps ... C'est d'ailleurs ce que tu dis quand tu dis que c'est ma nature d'approfondir les choses. Et au
passage, je te remercie.


Ce qui me gène, c'est que suivant la personne que j'aurai en face de moi (je n'ai à ce jour pas la moindre idée de qui... Un(e) psy, un(e) sophrologue, un(e) homéo ..? Ce qui est sûr, c'est que
je ne souhaite pas prendre de médicaments pour régler ce problème particulier - sauf des plantes), elle risque de me dire (c'est ptêtre idiot comme idée) que c'est normal d'accepter sans aucun
problème de se faire "tripatouiller" ... Je veux bien soigner la phobie, mais je ne veux pas que l'on se permette de juger ma peur qui elle, comme tu le décris bien, a un intérêt ..



Tortunette 26/11/2010 09:26


Coucou !

Le commentaire à rien à voir avec ton article mais j'ai une question. Toi qui suit des cours de couture, tu pourrais me donner quelques info comme :
- le prix d'une scéance
- la durée
J'ai très envie de me lancer dans le patchwork. Je brode, je couds (un peu) et j'ai envie de changer.

Si tu as de quoi me raconter : je suis toute ouïe !


Le petit poison rouge 26/11/2010 20:13



Et bien écoute, je vais être bien en peine pour te répondre, car je prends mes cours dans une association laïque, et que le tarif défie toute concurrence.


C'est plus un atelier qu'un vrai cours, on vient avec ce qu'on a envie de faire, personne ne  fait la même chose au même moment... Personnellement, c'est ce que j'apprécie :)



sel 25/11/2010 15:22


Comme toutes les professions où la spécialisation est aigüe, il y a toujours le problème pour le citoyen lambda de savoir où est le "vrai"...c'est vrai pour plein d'autres sujets (économie,
écologie, etc) Ici, c'est effectivement difficile de savoir si les examens obligatoires le sont "à raison" ou non...Il y a aussi le problème de cet autre examen, si j'ai bien compris dangereux pour
l'enfant à naître, qui permet de savoir si l'enfant sera atteint de trisomie, et qui est souvent très fortement recommandé...je trouve qu'il vaut être préparé à y réfléchir avant même d'être
enceinte.
pour ce qui est du frottis, je suis de l'avis de Floh : tous les deux ans au moins, même sans symptôme particulier. hélas, ajouterai-je, parce que si je n'en suis pas à la phobie comme toi, c'est
un examen que je déteste et qui me laisse quasiment au bord des larmes à chaque fois (pas de douleur physique, hein, ma gyneco n'est pas un monstre !!)


Le petit poison rouge 25/11/2010 22:51



Bien sûr, il est difficile pour le citoyen de déméler le vrai du faux ! Ce qui n'empèche pas de considérer l'inconfort, le stress et / ou les angoisses des patients comme une donnée importante,
ce qui n'est malheureusement pas le cas de tosu les médecins.


Considérnt les examens, je ne peux pas me prononcer sur leur ensemble, évidemment, je ne suis comme tu dis pas une spécialiste. Mais à partir du moment où des études prouvent l'inutilité d'un
examen qui me fait paniquer à ce point (je parle des TV aux 5 consultations obligatoires), c'est non.


Quant à cet autre examen, c'est l'amniosynthèse si je ne me trompe pas. Elle est conseillée aux femmes de plus de 38 ans, et à celles dont l'embryon ne semble pas "normal" lors du test de la
clarté nucale et/ou quand le tritest annonce un risque élévé. Normalement, il y a une "chance" assez mince que je sois dans cette situation. Le cas échéant, je sais ce que j'en pense, et je suis
sûre que mon mari est d'accord.


Pour ce qui est du frottis, voir ma réponse à Floh :)