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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 13:52

(Référence non dissimulée à Claire, qui est revenue sur son blog ... Youpi !)

 

Je ne sais pas trop par où commencer... Je pensais reprendre sans souci la rubrique des Petits Bonheurs, en ajoutant un petit bonheur en rab, façon Lila, mais ça ne vient pas trop... Non pas parce que je n'ai pas de petits bonheurs, ni parce qu'ils me viennent souvent de ma fille et que je pense que ça va vite être gonflant pour vous ! :p

 

Pour des raisons qui ont tout à fait à voir avec le titre de la note de Claire, alors je lui chipe et je rebondis. Ca me permet de remettre le pied à l'étrier doucement...

 

Pour le moment, je suis encore en congé maternité. J'ai la chance d'avoir eu une suite de couches plutôt cool, je n'ai aucune douleur, aucun souci. Bien sûr, j'ai les bras en compote à la fin d'une journée ou ma Puce ne les a pas quittés, ou les genoux fatigués quand j'ai fait une balade un peu trop longue. Mais rien de bien gênant. Et pour quelqu'un qui n'a pas dormi plus de trois heures d'affilée depuis bientôt six semaines, je trouve que je m'en sors bien.

 

Quant à A., c'est un bébé cool, je crois. Du moins, pour le moment ! Elle dort plutôt bien, c'est à dire généralement trois fois deux heures trente dans la journée. A peu près... En ce moment, elle teste un autre rythme, et au lieu de se réveiller à 8h, elle commence à gazouiller à 6h30. J'ai tenté de "l'arnaquer" en lui proposant une tétée à 8h, pour la "caler" jusqu'à 11h, mais elle est trop futée pour ça ... Donc je crois que jusqu'à nouvel ordre, je vais commencer mes journées à 6h30 et faire la sieste ! Du coup, ça me permettra de prendre le petit dej avec son père plus calmement que quand elle se réveillait à 8h, voire d'avancer ma to-do. Et c'est là que je souhaitais en venir !

 

En effet, j'ai toujours bossé depuis la fin de mes études. Et c'est en partie pour ça que j'ai décidé (soutenue par mon chéri, ça va sans dire, mais la proposition vient de moi) de prendre un congé parental. J'avais envie de voir à quoi ça ressemblait, la vie "sans travail" !

 

Pour le moment, je suis un peu paumée... Autant le dire de suite, je ne me suis pas transformée en ménagère parfaite, et ce n'était pas le but. L'appart est rangé en permancence et les corbeilles à linge (avec le bébé, on en a quatre... Une pour ses habits, une pour ses trucs vraiment crades (lingettes/couches), une pour les affaires de boulot de D. qui préfère les séparer, car il utilise des produits vraiment agressifs, et une pour le reste ...) ne débordent pas, mais je ne suis pas devenue pour autant une pro du fer à repasser. Ca ne m'a jamais intéressée, et ça ne m'interresse toujours pas ! :) En ce qui concerne le ménage, je fais un peu plus que ma part habituelle, mais je laisse l'aspi et la serpillère à mon chéri, j'ai horreur de ça et il fait ça bien mieux.

 

Et pourtant, quelque chose cloche. Comme je m'occupe de la puce toute la journée, j'estime que c'est pas tout à fait comme si j'étais "au foyer" , avec la charge dudit foyer. D'un autre coté, quand mon chéri rentre, il s'occupe plus de la petite que moi, car il rattrappe (mettre le nombre de consonnes souhaitées, comme à oc(c)up(p)er et intér(r)esser ) un peu son absence. Ceci dit, pendant ce temps, il est rare que je ne fasse rien ... Je fais la cuisine le plus souvent, ou alors, je reste avec eux, je n'arrive guère à laisser ma puce. Ce n'est pas parce que je n'ai pas confiance en mon chéri, il assure comme un chef, malgré le fait qu'il aie "moins d'expérience" que moi qui passe mes journées avec elle. Mais ça me donne l'impression de "me débarrasser" d'elle... Tout comme la nuit, quand elle a besoin d'un câlin et que ce n'est pas moi qui me lève, je ne me rendors pas avant que D. aie réintégré le lit.

 

De même, quand elle dort la journée, j'ai un mal infini à me consacrer à une activité "à moi", ce qui explique le long silence sur ce blog. Ca me donne l'impression de glander pendant que mon chéri bosse... (Notez que vu ma paie mirobolante en congé parental, j'aurai(s) bien le droit de glander la moitié du temps !). Autant quand D. ne trouvait pas de boulot, je trouvais normal qu'il ne se tape pas pour autant toutes les tâches ménagères -après tout, il ne l'avait pas choisi- , autant quand c'est moi, je sais pas, ça me fait tout bizarre... Peut-être parce que justement je l'ai choisi (enfin, là non, je suis en congé mater, mais bon, disons que c'est pareil !), ou parce que je suis une nana, donc que je suis plus ou moins "programmée" pour me sentir "en faute" quand tout n'est pas parfait. Ce qui est bizarre, vu que comme je vous le disais j'ai toujours pas approché un fer à repasser.

 

Une alternative à ça serait de faire une activité "à moi", mais "utile". Coudre pour la petite ou cuisiner des trucs un peu plus sophisitqués par exemple (je suis toujours "sans lait de vache", en plus, ça fait des tas de nouveautés à expérimenter !) .Mais au bout d'un moment, ça ne ferait que m'ajouter une contrainte...Et ça me gâcherait le plaisir !

 

Je crois que je ne sais pas "ne pas travailler"...

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 13:39

Cette semaine, une de mes amies, jeune maman, reprend le boulot...

(J'ai mis une semaine à finir cette note, hum, hum)

 

Cette semaine, à mon planning, une réunion plus ou moins formelle avec petit et grand chef pour aborder mon congé mat', et surtout la possibilité d'un congé parental.

 

Dans les faits, ça fait un moment que j'y pense... Il a assez vite été évident pour nous que ça ne serait pas "possible" pour mon chéri. Je mets ce "possible" entre guillemets car on peut généralement trouver une solution aux problèmes que ce type de congé génère (financiers, matériels, pros...) , mais il trouvait que ça faisait beaucoup de solutions, d'aménagements et de "risques" par rapport à son envie, existante mais modeste. Je crois qu'il aurait aimé rester à la maison s'occupper de son bébé, mais que le fait d'être seul toute la journée, à accomplir des tâches répétitives et pas forcément valorisantes, ne lui parlait pas.

 

Comme c'est une décision très lourde sur un plan personnel et pro, nous étions d'avis que chacun voie s'il avait envie ou non, et que nous nous adapterions en conséquence.

 

Au début, je n'envisageais pas non plus de prendre ce congé.

 

Et puis, j'ai mieux réfléchi...

 

Et je me suis rendue compte que, même si j'adore mon job et ma boîte, c'est probablement la seule occasion que j'aurai dans ma vie de mettre entre parenthèses ma vie professionnelle, à moins de changer de société (ce que je ne souhaite pas, du moins pour cette année et probablement cette décennie) ou de prendre un long congé sans solde, pas forcément facile à  "imposer" , surtout en SCOP !

 

Six mois pour voir, pour vivre autre chose... J'avoue que ma réflexion est partie de ce point particulier, et que ça peut sembler très égoïste. Et pas très réaliste, parce que je ne me rends pas du tout, du tout compte de la charge de travail que représente un bébé entre trois et neuf mois, surtout un bébé allaité !

 

Aujourd'hui, jespère que j'aurai suffisamment de temps pour me consacrer un peu à moi... A coudre, à lire, à cuisiner, à dessiner,  prendre des photos... Pas tout à la fois ni tout la même semaine, mais que je pourrai faire des choses que j'aime et qui changent du boulot !

 

Il me paraît évident que si je n'arrive pas à dégager ce temps, quelque soit la gratification qu'on peut tirer du fait d'être là pour son enfant, je vais vite tourner en rond et me sentir à la fois débordée et ... Je ne sais pas comment dire... Arrétée. Dans le sens où, à part dans le "métier' de parent, je n'apprendrai rien, je ne découvrirai rien...  Je serai utile à un petit être, bien sûr, mais je n'aurai pas été une mauvaise mère si j'avais décidé de reprendre le boulot, alors est-ce-que ça vaudra le coup ? Est-ce-que j'aurai le sentiment de me sacrifier ? (Je me doute que toutes ces questions ont une acuité différente quand on rencontre la petite personne qu'on va aimer et dont on va être responsable pour toute la vie...)

 

Finalement, cette question, ça revient à me demander si mon boulot est le centre de mon épanouissement personnel... (Je sais, rien que le fait de me poser cette question, ça prouve que j'ai de la chance ...)

 

Est-ce-que je m'épanouis dans tout plein de domaines à coté du boulot, (ce que je ressens aujourd'hui) et j'ai juste peur de manquer de temps pour pouvoir continuer à le faire...?

 

Est-ce-que, malgré tout, j'ai besoin de bosser pour me sentir "utile" à la société, alors que je connais des tas de gens dont le "métier" n'est pas un travail rémunéré et que je trouve qu'ils ont une vie tout à fait enrichissante ?

 

Plein de questions, peu de réponses ...

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:59

En discutant ce week-end de notre liste de naissance, mon chéri et moi nous sommes rendus compte d'un petit déssaccord qu'il va être ardu de régler d'une façon qui convienne à tout le monde.

 

Ce n'est pas un point fondamental, et il s'avère qu'il est induit par les circonstances.

 

Je ne développerai pas plus ici parce que ce n'est pas le lieu, mais pour faire court , nous souhaitons tous les deux que le bébé, quand il sera là, profite de mon lait. Seulement, mon chéri voudrait pouvoir donner ce lait le plus souvent possible. Le souci, c'est qu'avant six semaines, il vaut a priori mieux éviter de mélanger sein et bib. La solution passerait par une tasse, ce qui a l'air assez compliqué, ou un DAL, qu'e mon chéri ne peut hélas probablement pas utiliser. L'autre possibilité, c'est le "tout bib" avec du lait tiré, mais là, c'est moi qui ne suis pas tentée.

 

Circonstances donc (la difficulté probable pour le bébé de gérer sein ET bib) , qui nous pousseront probablement à faire un choix qui fera un(e) mécontent(e).

 

Comme je le disais plus haut, je ne souhaite pas vraiment aborder les pourquoi et les comment ici (encore que des témoignages d'allaitement à la tasse ou mixte sont les bienvenus !). Ce que j'avais envie de partager avec vous, c'est la suite de mes questions.

 

En effet, grande est la tentation de dire "c'est mes seins, je fais ce que je veux !"

 

Mais ce n'est pas la question. Alors que ça l'est quand il s'agit de choisir entre le sein et le bib. Parce que ne pas souhaiter allaiter, ce n'est pas une tare...

 

Là où je trouve que les choses deviennent compliquées, c'est qu'il est assez facile pour une femme de prendre le contrôle sur ce qui touche à son corps. C'est valable pour le refus d'allaiter, qui mérire autant de respect que n'importe quel autre choix, pour la contraception, et aussi l'avortement. Et ce n'est pas moi qui remettrai ça en cause !

 

Ceci dit, c'est un très grand pouvoir...

 

Pendant des siècles, la sphère familiale a été le royaume de la femme/ de la mère. D'une certaine façon, ce pouvoir que nous possédons aujourd'hui et qui consiste à mettre au monde ou non des enfants, en est la continuité. Mais ces moyens qui nous sont donnés (contraception/IVG) sont des moyens de protection contre ce que la Nature peut décider, pas des armes contre les hommes! A mon sens d'ailleurs, ce serait plutôt un moyen de pouvoir construire nos vies en coopération, en équipe ...  Bref, d'une façon qui soit bénéfique pour chacun.*

 

Aujourd'hui, une femme** (voir la suite avant de crier que je pense qu'il n'y a que les femmes qui font les tâches ménagères et qui s'occuppent des enfants! :P )  peut choisir (sauf manque de chance, mais c'est un autre sujet) quand, comment, et avec qui on décide de devenir mère. Une fois l'enfant présent, elle peut encore choisir d'allaiter ou non, de travailler ou non, et comment gérer le surplus de travail domestique (couches lavables ou jetables, lait en poudre ou tout prêt, aide à domicile pour certains points...) .

 

Les hommes, eux, ont (enfin) les mêmes droits les mêmes choix en ce qui concerne le travail. (Sauf qu'on leur reprochera encore plus volontiers leurs choix, passons.)

 

Seulement, entre nous, est-ce-qu'ils ont vraiment, vraiment les mêmes droits aussi à la maison ? Ont-ils aussi leur mot à dire sur les tâches ménagères, les tâches domestiques requises par la puériculuture, et par extension, sur l'éducation de leur enfant ? Hélas, je fréquente de nombreuses femmes qui n'acceptent pas de laisser le moindre millimètre carré de lurs prérogatives à leur co-parent. (Cf ma voisine de bureau qui appelle son mari 5 fois par jour pour lui dire quoi mettre aux enfants, quoi faire à manger, à quelle heure ...).

 

La pilule, le lait en poudre, les couches jetables et l'électroménager ont libéré les femmes. Ils leur ont permis de faire leur vie, de bosser et ainsi d'assurer leur indépendance financière à une période où il n'était pas possible que le changement de mentalité vienne de lui-même. C'est en quelque sorte la possibilité pour elles d'avoir la vie dont elle rêvaient qui leur a ouvert la porte,et elles ont été de plus en plus nombreuses à la franchir.

 

Seulement, il y a un truc qui est resté coincé dans les rouages... Pourquoi les femmes ont-elles, souvent, autant de mal à partager leur pouvoir ? Certes, nous sommes dans une société patriarcale où il reste encore beaucoup de choses à améliorer. Mais les hommes n'en sont-ils pas autant victimes que nous, quand ils n'osent pas quitter leur réunion pour un anniversaire ou prendre un jour de congé pour une angine (alors qu'on trouvera ça normal venant d'une femme), ou tout simplement dire " Ma chérie, je fais comme ça et ça marche, alors fais-moi confiance ?"

 

Ca peut sembler contre-productif d'offrir aux hommes le peu de pouvoir qui n'est qu'à nous. Surtout qu'il y en a de nombreux qui voudraient nous recoller derrière les fourneaux ... Mais tant que, de fait, c'est nous qui aurons dans la majeure partie des cas le rôle de cheffe de famille, comment voulez-vous que la société comrpenne qu'un parent qui prend un repos pour enfant malade, c'est un bon parent, qu'il soit de sexe masculin ou féminin ? Et que celui qui laisse sa moitié assurer "son tour de garde" est un bon parent doublé d'une personne capable de faire confiance ?

 

Est-ce en privant nos hommes, quel que soit le rôle qu'ils ont dans nos vies, de l'accès au domaine de la famille que nous gagnerons quoi que ce soit ? Ou sommes-nous tellement conditionnées que nous pensons toutes, quelque part au fond de notre tête, que c'est nous que les gens jugeront si notre enfant parle tard / notre appart n'est pas nickel / la chemise de notre chéri a un faux-pli ? Parce que quelque part, nosu penseriosn toutes que c'est notre rôle...?

 

J'ai un chéri merveilleux, et qui souhaite une place plus grande dans l'éducation (je ne suis pas sûre que le terme soit approprié ... En même temps, la communication entre le parent et l'enfant durant le temps du repas, n'est-ce-pas aussi une forme d'éducation ?) de son enfant. Comment pourrais-je lui en vouloir ?

 

Et comment pourrais-je me satisfaire d'une solution qui le met à l'écart, même si la solution reste à trouver?

 

Ce n'est pas une question de sein, de biberon, de bains et de temps passé avec l'enfant...

 

C'est une question de savoir donner à l'Autre toute sa place, dans le cadre d'un projet commun. Et ça n'a rien d'un symbole...

 

*(NB : si vous êtes homosexuell(e), vous êtes aussi bienvenu(e) ici, mais déjà que c'est compliqué comme sujet les relations hommes-femmes, je ne me hasarderai aps sur un terrain où je ne connais rien à rien ! )

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 21:54

J'ai lu hier un article dans la Tribune, qui m'a fortement interressé.

 

Je ne sais pas si vous avez plus ou moins suivi la campagne des Présidentielles... Personnellement, à part la forte droitisation des discours de l'UMP (qui a déçu et rebuté bon nombre d'életeurs de droite, bien fait !) , il y a une chose qui m'avait marquée : les discours absolument catastrophistes sur ce qu'il adveindrait de la France et de l'Europe en cas de victoire des Socialistes.

 

Les marchés devaient nous attaquer de toutes parts, les cours en Bourses allaient s'effondrer, l'euro partir en quenouille et le chômage prendre des proportions record. Evidemment, il ne s'est passé que quelques semaines, donc il est un peu tôt pour tirer des conclusions.

 

Ceci dit, les cours de la Bourse ont-il plongé ? Les notes (faudrait qu'on y revienne d'ailleurs, à ses agences de notation, ça ça m'énerve !) de la France sont elles dégradées ? Les marchés sont-il devenus fous . Britney a-t-elle sorti un nouveau CD ?

 

Que nenni ...

 

La raison en est toute bête : l'austérité, ça ne marche pas ... C'est pas moi qui le dis, c'est l'OIT ! Comme ramassis de crétins incultes, on a vu mieux !

 

Et oui ... La machine s'est emballée, et si l'on veut la conserver le plus longtemps possible (j'avoue que ce n'est pas mon cas) dans cette configuration et en état de marche, il n'est plus possible de laisser les marchés seuls tout réguler. Faute de quoi cela vire au pugilat et à la jungle, les états les plus fragiles d'Europe en sont la triste preuve. Alors que, quand on prend le parti de la solidarité, de la défense de tous, on a une chance de s'en tirer...

 

En ce qui me concerne, je ne crois pas à la croissance sans fin, voire même à la croissance comme bouée de sauvetage de l'économie. Au contraire. Ceci dit, je pense que l'on ne peut bâtir une société juste que si un socle commun existe, celui qui permet à tous de se nourrir, s'abreuver, se soigner, se loger, et faire face aux accidents de la vie. C'est pour ça qu'au second tour, j'ai voté sans hésitation pour François Hollande, même si je ne partage pas sa vision de la croissance. Parce qu'à mon avis, il faut commencer par remettre les choses en ordre, par redonner de l'espoir, de la continuité, de la sécurité aux gens, et ensuite, les choses viendront d'elles-mêmes...

 

En période de crise, il me semble que c'est tout à fait fondamental : quand on a peur du lendemain, on épargne, et on ne consomme pas... Ce qui fait que l'argent ne circule plus, et que tout le monde est perdant. Là où ma vision diffère de celle du PS, et c'est ce qui m'a convaincue de voter Front de Gauche au premier tour, c'est que je ne pense pas que la consommation de masse, que permet un système plus égalitaire, soit la solution. A mon sens, la solution, c'est de pousser la protection tellement loin (et tellement bien, il ne faut pas faire n'importe quoi !) que les gens pourront sans souci choisir de payer plus cher pour des produits éthiques, écologiques, parce qu'une fois qu'ils seront libérés de leurs plus gros soucis financiers, ils pourront prendre en compte d'autres paramètres ...

 

Du coup, le bilan, de mon point de vue, est en demi-teintes. D'un coté, je suis soulagée que, pour le moment du moins, les coups pleuvent moins que prévu. Parce que même si je ne fais pas partie des plus mal lotis, je sais que c'est sur eux que ça tombe le plus fort, et ce n'est pas moral. D'un autre coté, il me paraît tout à fait manifeste que nous devons cette "impunité" au fait que le nouveau Président, tout plein de bonne volonté et de conviction qu'il soit, ne peut remettre en cause ce système. Voire même au fait que, malheureusement, tout ce qu'il fera continuera de l'engraisser, tellement nous sommes dedans jusuqu'au cou...

 

D'un autre coté, si c'est le chemin à prendre pour assurer à chacun une vie sans misère, sans avoir à choisir entre se nourrir et se soigner (oui, ça existe en France...) , sans peur du lendemain ... En attendant mieux ...

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 20:56

Evidemment, je ne pouvais pas passer à coté !

 

D'autant que je me sentais un peu coupable, j'avais plus ou moins écrit une note pour expliquer pourquoi, aux présidentielles, j'allais voter Front de Gauche (oui, ça date ! ) , et je la trouvais plutôt pas mal, parce qu'elle faisait suite à un meeting où j'avais appris pas mal de choses. Je vais peut-être la recycler pour les législatives !

 

En attendant, j'avoue que je me demande à quoi joue Mélenchon !

(Pour ceux et celles qui ont quitté le monde ces derniers jours, je rappelle qu'il se présente à Hénin Beaumont, terre de prédilection de Marine Le Pen. Rien que ça. Entrent également en lice le PS, EELV, LO et le Modem.)

 

De toute façon, il y a deux options : Soit il se présente sans espoir, et je trouve ça compètement idiot: à mon avis, le principal responsable d'un mouvement (ou d'un rassemblement comme le Front de Gauche), ou du moins le mieux médiatisé, peut difficilement se permettre de se prendre une dérouillée. Il n'est pas question d'orgueil, mais de simple logique... Il est me semble qu'il est normal que les électeurs du Front de Gauche espèrent avoir des députés, et que celui qui est le plus connu au sein de la formation politique est celui qu'il convient de mettre en avant, ne serait-ce que parce qu'étant plus connu, il attirera plus les médias. Et donc, fera plus facilement passer le message. D'autant que pour en être arrivé là, JLM, comme la plupart des "dirigeants de partis" (au sens large) a de l'expérience, et qu'il est loin d'être idiot. Donc, je trouverais dommage qu'il (re)devienne invisible !

 

Soit il se présente en espérant vraiment gagner. Et vu le personnage, ça me semble le plus probable.

Mais pourquoi ?

 

Effectivement, ce serait une belle victoire que de voir MLP vaincue sur ses terres. Ceci dit, il me semble fort peu probable qu'elle soit élue ... Elle ne l'a, sauf erreur de ma part, jamais été directement (elle a, en revanche, été conseillère régionale) . Ce qui veut dire que, vu les forces en présence, le candidat socialiste a ses chances !

 

Evidemment, les idées défendues par le Front de Gauche sont, qu'on les apprécie ou non, plus à gauche que celles du PS. Ce qui justifie le refus du Front de Gauche d'entrer au gouvernement, et fait dire à JLM que les éventuels députés qui seront issus de ce regroupement seront une voix pour influer sur le PS et le faire virer de plus en plus à gauche.

A long terme, cela pourrait peut-être permettre d'inverser le rapport de forces à gauche. Personnellement, ça me paraît logique, et sain, comme fonctionnement : pas question de revenir sur les propositions, les discours, pas question de "se compromettre" avec "la gauche molle". Logique, mais bigrement gonflé quand on se trimbale quand même l'étiquette extrème, qui fait toujours peur, et qu'on est soutenus entre autres par les vilains méchants communistes...

 

S'il gagne, JLM peut provoquer le meilleur comme le pire... D'une part, cela peut mettre un bon coup de pied aux fesses du PS, et au PS de voir ce qu'il en fera. D'autre part, cela peut effrayer une certaine partie de la population, de voir que la majorité des gens, qui ne semblent plus faire confiance aux partis qui gouvernent depuis un bail, se tournent vers "les extrèmes". (Même si, à mon avis, quitte à se tourner vers un extrème, mieux vaut choisir celui de gauche :p )

 

En même temps, je me pose la question de façon récurrente ces derniers temps, et en partie à cause de la campagne menée par l'UMP pour les présidentielles, qui s'avançait quand même trèèèès loin sur les terres du FN. Qu'est-ce-qui définit les extrèmes ? Est-ce leur simple position sur une représentation "en arc en ciel" ?

 

http://www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_full/2011/03/28/4054521/Resultats-Cantonales0H-01.jpg

Source. C'est juste pour la représentation ...

 

Si les idées nous plaisent, etque les programmes en sont le reflet, finalement, est-ce-que ça importe vraiment de savoir si on vote pour un parti "extrème" ? A condition d'avoir conscience de son histoire et de ses excès, mais il me semble que c'est valable pour tous les partis politiques assez anciens ...

 

Pour en revenir à une hypothétique victoire de JLM, effectivement, ça peut faire peur. En même temps, cela peut aussi susciter un nouvel espoir chez les gens qui se sentaient abandonnés par les grandes formations, et qui, du coup, se retournaient par dépit vers le FN...

 

Peut être qu'il est là, le but ... Prouver que l'extrème droite n'est pas le seul chemin ... Moi, ça me plairait assez !

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 19:32

Non, non, il le promet, Nicolas Sarkozy n'a pas utilisé cette formule, pas du tout ...

 

 

Enfin, ce n'est ni la première, ni la dernière fois qu'il prend les gens pour des cons (je pourrais dire imbéciles, mais là, y'a pas de doute !) Soyons de bonne foi, une erreur de formule, un lapsus, ça peut arriver. Bon, pas dix fois, me feront remarquer les mauvaises langues - dont je fais d'ailleurs moi-même partie !
Là où le président-candidat commence à m'énerver violemment, c'est quand il prend la mauvaise habitude d'oublier la partie de l'Histoire qui ne l'intéresse pas (Non, non, je ne rappellerai pas que Guy Môquet était un militant communiste ...)

 

Tout d'abord, le premier Mai, ne lui en déplaise, ce n'est pas tout simplement " la Fête du Travail ". Cette journée particulière qui a commencé à prendre la tournure que nous connaissons vers 1889, n'ayant pas de dénomination officielle, était alors appellée "Fête des Travailleurs" (on va y revenir) . Que ça nous plaise ou non, que le terme soit bien ou mal choisi, c'est Pétain qui instaura officiellement l'expression "Fête du Travail et de la Concorde sociale". Qu'aucun gouvernement (de droite comme de gauche) n'a changé depuis. (FAudrait ptêtre y penser, non ...? )

 

Mais c'est quoi, en fait, une Fête des Travailleurs ?

Qu'est-ce-qu'elle signifie ? Pour qui ? Et pourquoi à cette date ?

 

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là. La grève générale du 1er mai 1886 est largement suivie. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.


A Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police.

 

À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort (Albert Parsons, Adolph Fischer, George Engel, August Spies et Louis Lingg) ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou « vendredi noir ») malgré l’inexistence de preuves, le dernier (Louis Lingg) s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.

 

Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, à l'occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.

Sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).

Le 1er mai 1890, l'évènement est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et affaire de Clichy).

Avec ce nouveau drame, le 1er Mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

 

(J'avoue, après avoir vérifié les grandes lignes, je cite très largement  l'article de Wikipédia.) 

 

Comme on peut le voir, et comme le dit notre Président, tout cultivé qu'il est, cela n'a rien à voir avec de la politique ...

 

Après tout, des ouvriers qui font grève pour obtenir des conditions de travail décentes, ça n'a vraiment rien à voir avec une certaine vision du travail, de l'économie et de la place qu'elle doit avoir, rien à voir avec le rapport de forces qu'il est parfois (je dirais même souvent) nécessaire d'être capable d'initier pour se faire entendre. D'ailleurs, il a tout à fait raison lorsqu'il reproche aux syndicats de faire de la politique, ça n'a rien à voir ! Allons, depuis quand la durée légale du travail, celle des repos, le salaire minimum, les congés maladie, depuis quand, je vous le demande, ça a un rapport avec la politique ?

 

C'est pour ça que Nicolas Sarkozy ne parle jamais de "Donner aux entreprises la possibilité de conclure (...) des accords sur le temps de travail et l'emploi" , ça n'est pas son boulot de se mêmer de ce qui se passe dans les entreprises, enfin !  (Proposition n°5).

 

Il n'évoque pas non plus les salaires ( Proposition n°6) (Je vous conseille d'ailleurs d'approfondir ce point, c'est savoureux. Il est question d'augmenter les salaires 70 euros par mois en intégrant la prime pour l'emploi, mais quelques pages plus loin,  de la supprimer... étrange, non ? )

 

Ni d' " Exonérer de charges patronales les entreprises qui embauchent des personnes de plus de 55 ans"  (n°10).

 

Rien à voir avec de la politique , on vous dit ...

 

En revanche, ce qui est (peut-être, hein, parce qu'il ne nous a pas encore expliqué) politique, c'est ça :

 

" Si nous avons pris le risque de nous rassembler, ce n'est pas pour manifester contre quiconque, se défend Nicolas Sarkozy, nous avons la France dans le cœur. Ils ont choisi de se rassembler sous le drapeau rouge, nous avons choisi de nous rassembler sous le drapeau tricolore !"

 

Un petit rappel à la symbolique du premier mai, là ? Si tu ne veux manifester "contre" personne, tu devrais peut-être choisir un autre jour. A moins que tu ne trouves géniale l'idée de dresser les gens les uns contre les autres... Je ne fais que proposer un élément de réponse : " (...) de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille". Autrement dit, moi qui fais mes 8 heures dans un bureau climatisé, je n'ai pas un vrai travail. J'apprécie...

 

"Dans la République, ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent. Je le dis aux syndicats : posez le drapeau rouge et servez la France, servez les travailleurs."

 

Ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent. Autrement dit, ils n'ont qu'à la boucler ... Sortir ça LE jour de l'année qui leur est consacré, ça ne serait pas un petit peu de la provoc ? Donc, si j'ai bien compris, les syndicats n'ont qu'à abandonner toute revendication un tant soit peu de gauche, et marcher main dans la main avec le gouvernenement, dans la direction qu'il propose. Bah oui, faut servir la Patrie la France... Celle d'une économie plus compétitive, plus flexible, où les personnes ne sont plus que des variables d'ajustement. Des syndicats comme ça , j'adhère tous les jours, sans rire ... ( Ceci dit, c'est possible, regardez le Medef !)

 

Là ça devient trop beau :

 

"Nous nous considérons comme les héritiers de ceux qui ont lutté pour le droit de grève, pour la liberté syndicale

et pour les congés payés" .

 

" Les jours de grève ne seront pas payés. Au bout de huit jours de grève, il y aurait un vote à bulletins secrets pour déterminer si une majorité des salariés est en faveur de ce conflit ou pas"  - N.S. - 21 juin 2007.

 

L'occasion de se lancer dans une attaque en règle contre la mise en place des 35h ( 35 heures qui sont soutenues par 56% des français, ça s'appelle une majorité, ça ) et la retraite à 60 ans ( que 70% des français (eux encore) appellent de leurs voeux.)

 

Finalement, heureusement que le syndicalisme et la politique n'ont rien à voir, on pourrait presque penser qu'il n'y connaît rien, ou qu'il attise le feu ...

 

 

Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité. 

N.Sarkozy, 4 Mai 2004.

 

Alors casse toi, pauv' con !

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:48

Ce n'est un secret pour personne, je m'intéresse de près à la politique. Et j'aime parler politique. J'espère que cet article vous intéressera également, quel que soit votre bord. Parce que, dans cette note, j'aborde surtout le sujet du premier tour de la présidentielle, et de la façon dont je le perçois. Sinon, je ne vous en voudrai pas de passer votre chemin !

 

Il y a quelques années, j'avais ma carte, et je militais. J'ai même été sur une liste pour les municipales ... (On a perdu, mais peu importe !) . J'ai mis fin à cette "aventure" il y a cinq ou six ans, car je trouvais que ce que nous faisons n'étais pas assez concret, d'une part, et d'autre part, qu'il fallait en donner toujours plus - pour toujours moins de résultats concrets.

Mais ça ne m'a pas dégoûtée pour autant.

 

Je  vote donc systématiquement, et je n'ai jamais voté blanc (pas encore ..? ). Pour autant, je fais partie des gens qui pensent que les votes blancs devraient être comptés comme des "suffrages exprimés", à l'inverse des bulletins nuls ou des abstentions. Encore une fois, vous avez le droit de ne pas être d'accord, mais je considère que ceux qui ne se déplacent pas pour donner leur avis s'en foutent, alors que ceux qui votent blanc ne trouvent pas de candidat qu'ils estiment capable de les représenter.

 

Il y a quelques années (en 2007, en fait ... Après la débâcle du 21 avril, et avant ces éléctions), je m'étais posée la question de l'utilité de voter pour un(e) candidat(e) dont je savais qu'il était presque impossible qu'il/elle accède au second tour.

 

En effet, j'avais peur que le schéma droite / extrème droite se reproduise...

 

En même temps, je n'étais convaincue par aucun des deux "champions" des sondages...

Et c'est toujours le cas.

 

Bien entendu, je serais extrèmement déçue s'il n'y avait aucun candidat de gauche (pour ceux qui n'avaient pas compris ^^) au second tour. Et très honnètement, ça signifierait sûrement encore cinq ans de Sarkozy, ce qui me fait pas mal flipper.

 

Pour autant, je ne suis pas du tout inspirée par le programme du PS. Rien à voir avec le candidat, seulement avec les propositions. Ou plutôt, à mon goût, le manque de propositions. Ce n'est qu'un avis ... (Et j'avoue que l'épisode du traité Merkozy m'est resté en travers, si vous êtes socialiste et que vous voulez en parler, vous êtes le/la bienvenue !)

 

Dans ce contexte, j'ai donc choisi, malgré le peu de certitudes concernant les présents au second tour, de voter "idéologique" au premier tour. Parce que finalement, faire son choix parmi ceux que les sondages désignent comme "prétendants" n'a, pour moi, aucun sens.

 

Pour moi, le premier tour, c'est l'occasion de dire réellement ce qu'on pense. Et il me semble que le choix est assez large pour contenter pas mal de sensibilités (avec encore une fois tout mon respect à ceux qui votent blanc !) . Ensuite, le second tour est là pour départager les deux candidats qui ont recueilli le plus de suffrages. Il me semble qu'idéalement, on doit trouver au second tour un candidat de gauche et un candidat de droite, car ce sont les plus représentatifs des convictions de nos concitoyens...

 

Pour autant, il me semble que voter pour le candidat de gauche le plus susceptible d'arriver au second tour, ce n'est pas forcément se rendre service, quand on n'y croit pas...

 

Par exemple, je pense que si Hollande fait 25%, et Mélenchon 10% (chiffres pris totalement aux hasard) , Le PS a de quoi penser qu'il y a au moins 20% de gens qui adhèrent pleinement à son programme, bon poids. Ce qui ne serait pas forcément génant en soi... A ceci près que le PS, ainsi conforté dans sa ligne politique, n'aura alors aucun intérêt à se remettre en question.

 

Imaginons un instant que le rapport de forces soit, en revanche, bien plus équilibré ... Disons 20% - 15%. A ce moment là, le PS sait qu'il est en train de perdre une partie de son électorat, qui ne le trouve plus "suffisamment à gauche". Reste donc deux choix pour le PS : Continuer sur son chemin, ou se rendre compte qu'il a peut-être décroché des aspirations des gens et des valeurs qu'il est censé représenter auprès des gens de gauche... Dans un cas comme dans l'autre, il me semble que cela ne peut être que bénéfique à la gauche, qui, à mon sens, glisse de plus en plus au centre.

 

Et, si le PS ne veut pas voir ce qu'il est en train de rater, peut-être que, dans quelques années, il sera remplacé par une autre force de gauche... Entendons-nous bien, je n'ai rien contre le PS, ni contre les socialistes... Je ne souhaite pas la diparition de ce parti. Pour autant, je m'intéresse plus à la persistance des idées qu'à celle d'un parti ...

 

Et c'est pour ça que je pense qu'au premier tour, il n'est pas du tout du tout inutile de voter "idéologique" ... Pour dire à nos politiciens ce en quoi nous voulons vraiment croire...

 

Accessoirement, et c'est ce qui m'a retenu en particulier de voter pour le PS au premier tour, je crois que nous ne devons pas nous laisser guider par la peur. Peur des marchés financiers, de la droite, de la crise, de la récession ... Nous sommes en démocratie, nous pouvons tout changer...

 

Bon vote à vous !

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:28

Maintenant qu'on sait que je suis une mauvaise féministe (à la bonne heure, je vais pouvoir ressortir mes talons), je voudrais aborder un dernier point : l'allaitement. Non pas pour parler technique, ni, bien que je trouve le sujet très intéressant, pour parler d'allaitement en public. J'y reviendrai sûrement, ailleurs, plus tard.

 

Seulement, dans la perspective de ma réflexion sur le féminisme, j'avais envie de m'élever contre des propos qui me hérissent : pour un certain nombre de femmes (et d'hommes... Je trouve très bien que les hommes se préoccupent de réfléchir au statut des femmes. Même s'il y en a qui disent de belles conneries !), allaiter, c'est ne pas être féministe. J'ai été particuluièrement choquée quand, dans le (bon, en plus !) débat qui a suivi l'émission d'Arte dont je vous ai parlé, le sujet a été abordé entre la poire et le fromage, sans aucun approfondissement, et surtout parce que , à la façon dont il a tété (faute de frappe, mais c'était trop beau !) abordé, l'allaitement ne pouvait être qu'un retour en arrière inacceptable.

 

Je ne suis pas d'accord.

 

Ce qui est inacceptable, c'est de nous prendre pour des connes.

 

Oui, l'allaitement maternel a des vertus. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais il me semble, entre autres :

 

- qu'il est parfaitement adapté d'un point de vue nutritionnel,

- qu'il est "gratuit" financièrement, ( mais qu'il demande un investissement de temps conséquent)

- qu'il est "simple" (pas de matériel, de lait à ne pas oublier ...)

- qu'il est "naturel"

- qu'il entretient un lien très fort entre le parent qui allaite et l'enfant.

 

A contrario, je pense que l'allaitement au biberon avec du lait industriel (aucune critique, c'est juste pour signaler qu'il sagit de lait d'origine non humaine, en boîte ou pas, liquide ou pas, végétal, animal, amélioré ...)

 

- est aussi bien adapté du tout d'un point de vue nutritionnel)

- a un coup financier plus important, mais réclame probablement moins de temps,

- est plus simple si l'allaitement maternel ne se passe pas idéalement,

- n'est pas naturel. Et en quoi c'est un problème ? La pilule, les médicaments, mon appartement et l'ordinateur sur lequel j'écris ces lignes, ce n'est pas naturel. A mon avis, naturel ou pas, ça ne veut pas dire grand-chose ...

- entretient un lein très fort entre le parent qui donne le biberon et l'enfant.

 

La Nature ne nous ayant pas conçus identiques, le père ne peut pas allaiter. A moins que le choix de la famille ne doit d'utiliser un tire-lait ET des biberons. On a donc panaché les qualités et les inconvénients. Et si ça convient à tout le monde, pourquoi pas ?

 

Mais, en général, on opte pour une seule option : le biberon ou le sein. Du moins au début, pendant le congé maternité. Après, pour les bébés ayant des mères qui bossent et qui les allaitent, il y a plein de solutions mixtes.

 

Alors oui, le nourissage de l'enfant grâce à un biberon permet au père de participer à cette activité. En même temps, quand un enfant est allaité, qu'est-ce-qui empèche son père de l'habiller, de lui donner le bain, de passer des moments en tête à tête avec lui, qui peuvent être nombreux et aussi riches de sens (bien qu'ayant un sens différent... Rappelez vous mon credo, tous différents, tous égaux ! ) qu'une tétée ?

 

Je crois que ce qui est important aujourd'hui, si l'on veut être une vraie féministe, c'est d'essayer de dire la vérité, toute la vérité. Ensuite, c'est à chaque femme de choisir ce qui lui parle le plus (parce qu'il s'agit de son corps), et, à mon avis, (mais ça n'engage que moi) de partager ses réflexions et ses arguments avec celles du père de l'enfant. Non pas pour se justifier, mais simplement pour qu'il ne se sente pas exclu, quel que soit le choix de la mère de son enfant.

 

De même qu'il appartient aux femmes de décider de travailler ou non, et qu'elles sont tout à fait capables de mettre dans la balance l'indépendance financière, la reconnaissance, la non-reconnaissance, l'épanouissement, la fatigue,  le temps partiel subi, le temps partiel choisi. Et capables de prendre leurs décisions en connaissance de cause.

 

Etre féministe aujourd'hui, pour moi, c'est ça: reconnaître, haut et fort, que les femmes ne sontt pas "des hommes comme un autre", mais bien "des êtres humains singuliers, comme les autres".

 

Je crois que le rôle de la société, c'est de faire en sorte de les accompagner au mieux, qu'elles souhaitent se consacrer à leur foyer, à leur carrière, à un peu des deux ou à tout autre chose, et en donnant les mêmes droits aux hommes. Là, nous serons vraiment libres de faire nos choix. Et cela, enfin, fera évoluer les mentalités...

 

http://maxibestofmcmaman.files.wordpress.com/2011/02/i-make-milk-what-s-your-super-power_design.png?w=490

Image empruntée ici.

Je vous suggère la lecture de l'article, très, très drôle et libérateur !

Moi, c'estplutôt I CAN make (et encore, pas sûr), mais c'était trop drôle !

 

Si vous voulez aller plus loin ...

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 20:27

Cette note m'a été soufflée par un échange avec une copinaute qui se reconnaîtra, et qui a choisi de conserver son nom de naissance après son mariage.

 

Je trouve ce choix très féministe. Après tout, et même s'il s'agissait, je crois, plus de la coutume que de la loi, pendant des siècles, les femmes ont pris, d'abord, le nom de leur père, puis ensuite, le nom de leur époux. Aucune trace de la mère nulle part, sur ce point ... Cela résumait assez bien le statut qui était celui des femmes. Propriété de leur père, qui pouvait alors les marier plus ou moins à sa guise, puis propriété de leur époux, qui souhaitait faire prospérer sa lignée grâce à ce que lui n'avait pas : la capacité de "fabriquer" des enfants. Heureusement, le statut des femmes a évolué depuis !

 

Je comprends tout à fait, en outre, la volonté de ne pas "abandonner" son nom. Même si celui-ci, notre "nom de jeune fille", reste lié à nous à jamais, on peut très bien avoir envie de l'utiliser après son mariage... Après tout, nous ne cessons pas d'être la même personne. Et nous n'appartenons qu'à nous-mêmes.

 

Pourtant, j'ai embrassé (je choisis ce mot exprès, vous allez voir !)  le nom de mon mari. Et je sais que je vais m'attirer les foudres de certaines, mais il m'arrive relativement souvent, quand j'écris à nos deux noms, de mettre dans la case expéditeur : M. et Mme Chocolat I. (I : initiale du prénom de mon mari.)

 

Je vais vous avouer une chose. Jusqu'à très récemment, je ne m'étais jamais posé la question. Je savais que je n'avais aucune obligation de choisir de porter ce nom, et qu'il existait une possibilité très "égalitaire" : celle de porter, ensemble, nos deux noms, devenant officiellement les Poison-Chocolat (ou Chocolat-Poison, peu importe !)

 

Mais ce n'est pas celle que j'ai choisie. Je dis "je", car, Monsieur Chocolat n'y voyant aucune objection, nous n'avons guère discuté à ce sujet. Il aurait pu me suggérer l'option Poison-Chocolat, mais il ne l'a pas fait. Et pourtant, mon amoureux est un féministe, un vrai de vrai.

 

Alors, mais pourquoi avons nous poursuivi la tradition ? Peut-être parce que, pour nous, qui considèrons tous deux que les hommes et les femmes sont égaux, bien que différents, il ne s'agit de rien d'autre que d'une différence... La différence étant que l'usage le plus courant, c'est celui-là. Ce qui ne constitue pas un jugement de valeur !

 

Peut-être que la coutume vient de vielles traditions désuètes, voire même d'une histoire cruelle et heureusement de plus en plus lointaine. Mais maintenant que nous avons vraiment le choix (contrairement à une idée répandue et même si c'est galère à faire entrer dans les cases, l'homme peut en effet porter le nom de son épouse,et celui-là seulement, sans l'accoler au sien !), est-ce-que l'on peut dire que "sacrifier" à cet usage, c'est être une mauvaise féministe ?

 

Je ne peux m'empècher de faire le parallère avec le mariage. Après tout, maintenqnt que nous sommes libres, nous, les femmes, de pouvoir avoir notre propre vie, d'avoir un compte en banque, un travail, un bien immobilier, voire "d'obliger" un père récalcitrant à prendre plus ou moins soin de son enfant, le cas échéant, pourquoi nous marions-nous ?

 

Comme le faisait remarquer Sel dans les commentaires de la note précédente, et comme j'en suis totalement convaincue, il n'y a pas "Une Femme, LA Femme".

 

http://archive.photographie.com/magazine/agenda/115032/img/upload/lamazou001.jpg(Couverture de "Femmes du Monde", de Titouan Lamazou)


 

En ce qui me concerne, j'ai épousé mon chéri comme on s'embarque pour un voyage au long cours. Avec la conviction que le voyage peut parfois se révéler difficile, mais qu'il recèle des trésors inattendus, et que l'on ne peut pas appréhender avant d'y être. J'ai fait le pari de tout faire pour que ce voyage m'emmène le plus loin possible, et chaque jour, nous entretenons avec soin ce vaisseau que nous appelons mariage, et sur lequel nous sommes montés, ensemble, avec la ferme intention de trouver ensemble le cap à suivre, de nous soutenir jour après jour, de ne pas abandonner le navire.

 

Dans ce voyage, nous devrons parfois faire des concessions, parfois nous écharper pour faire apparaître certaines vérités, afin d'apprendre à propos de l'autre,et à propos de nous-mêmes.

 

Je ne tenais pas à utiliser mon nom. Attention, il m'est précieux, mais quid du nom de ma mère, du nom de l'arrière grand mère que j'ai bien connue, de celui de la fine branche russe de ma famille, à laquelle je tiens pourtant presque autant qu'elle est menue ?

 

Pour être exacte, je devrais porter au moins quatre noms. Trois d'entre eux ne sont plus utilisés chez nous, et n'ont plus de place que dans mon arbre généalogique. Alors, même si mon nom de jeune fille est probablement celui des quatre qui m'est le plus proche, parce que j'ai connu plutôt plus et plutôt mieux cette branche de la famille, sa mention sur des papiers n'a aucune importance à mes yeux. Je sais de qui je suis la fille, la petite fille. Je connais les noms et prénoms de naissance de presque tous mes arrière grands-parents. Ces noms qui ne sont pas sur le papier, ces prénoms, c'est ça mon histoire.

 

Quand à celle que je suis, pour moi, cela se joue essentiellement dans mon prémon. Il n'a commencé sa vie dans la famille qu'à mon arrivée. Au contraire de mon nom, il n'appartient presque qu'à moi. Même si je trouve que son usage est malaisé. En effet, je n'aime pas que mon amour utilise le même mot que la sécurité sociale ! :D J'ai donc milité longtemps en faveur de surnoms, et j'en ai plusieurs, ce qui m'amuse car ils correspondent à des cercles différents.

 

Au jour de notre mariage, j'ai choisi de lier mon histoire à cet homme. Et j'ai délibérement choisi ce qui, pour moi, ne représentait pas un renoncement, mais un chapitre de plus à mon histoire.

 

Je n'en éprouve aucun regret.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 13:10

Avant de reprendre (enfin, me direz-vous) ma série sur le(s) végéta*isme(s), j'ai eu envie d'approfondir un peu mes réflexions à propos de la journée des Femmes, et du féminisme en général (à mon avis, vous risquez d'être punis un bout de temps, puisque je (re)-lis "Ainsi soit-elle".)

 

Pour commencer en douceur, parlons chaussures !

 

Comme vous le savez si vous avez lu la dernière note et / ou si vous êtes assidus, j'aime les chaussures. A talons surtout, même si ce n'est pas du tout pratique (talons + vraie vie = bobo , talons + dos un peu fragile + 5km à pieds + piétinement et escaliers au boulot = Waaaaaïeeeuuuh !!)

 

L'elfe, dont j'aime énormément le blog malgré (ou grâce à ? ) nos différences de point de vue, soulignait à quel point elle trouvait stupide que les femmes doivent souffir pour être belles. Ou plutôt, que ce soit ce qu'on leur apprend depuis toujours.

 

Et ce n'est pas moi qui la contredirai. Je milite activement pour le droit de chacun(e) à se vêtir et se chausser comme il / elle veut. Les hommes en jupe, les crétus, les piercés ne me dérangent pas. De même que les femmes qui se baladent en jogging, pas coiffées, pas maquillées. Ce n'est pas histoire de dire "Je n'ai rien contre les femmes qui n'ont pas envie de passer du temps devant la glace, mais ..." , tout comme ont dit "Je ne suis pas raciste, mais...." D'ailleurs, le maquillage, je ne pratique pas moi-même. 

 

Là où je trouve que les choses se corsent un peu, c'est que le maquillage, les jupes, les chaussures à talons sont l'apanage quasi-exclusif des femmes, pour le moment du moins. Sûrement une question d'offre et de demande, de regard des autres sur les hommes qui "oseraient". En tout cas, je n'en suis pas reponsable.J'espère que cet état de fait évoluera, mais je ne peux pas faire grand-chose.

 

Seulement, même si je conviens (pour essayer de rester à peu pès dans l'idée de départ) que le talon affine la jambe, ce qui rapproche la femme qui le porte des proportions "idéales" qui sont celles que l'on voit partout (et qui, au passage, n'ont rien de réel ...) , je ne vois pas pourquoi en porter fait de moi une mauvaise féministe.

 

Il est possible que quand je me trouve plus jolie en talons, ce soit mon inconscient, habité par des dentainres d'images de Kate Moss et de ses copines, qui me parle. Mais il est aussi tout à fait possible que je trouve que c'est plus joli parce que ... C'est plus joli ! Et je trouve que c'est me faire offense que de penser que je ne suis pas capable de différencier ce qui me plaît de ce qui est censé me plaire.

 

On peut m'objecter que, par définition, ce sont surtout les autres qui me voient, et que donc, si j'aime me faire jolie, ce n'est que pour obtenir l'approbation des autres.

 

Je ne suis pas tout à fait d'accord... Je ne suis pas sûre d'arriver à ête hyper claire sur ce point, mais pour moi, "Je est une autre". C'est à dire que j'essaie de me regarder à la fois de l'intérieur et de l'exétrieur. Un exemple mal taillé :s'il me manque dix centimes pour payer mon repas et qu'ils sont à portée de main, dans le pourboire de la table d'à coté, je pourrais bien les attrapper, et ça ne changerait pas le monde. De l'intérieur, je sais que ce n'est pas vraiment du vol (après tout, je pourrai mettre 10 cts de plus dans mon pourboire la prochaine fois), mais de l'extérieur, si je me voyais faire ça, je me dirais que je suis gonflée...

 

En ce qui concerne mon aspect, je raisonne de la même façon. Je me fais jolie pour moi. Ensuite, je suis contente quand j'ai des remarques positives, tout comme ça me fait plaisir quand une infirmière du don du sang me dit ' Ha ben je vous reconnais, vous, vous venez souvent, c'est bien ! " Dans les deux cas, j'apprécie l'aprrobation, mais je suis suffisamment au clair avec mes motivations pour ne pas en avoir besoin.

 

De même , je lis ça et là des gens très bien intentionnés qui s'insurgent haut et fort contre le statut de la femme comme objet sexuel. Ils ont raison. Les femmes sont des hommes commes les autres, avec juste un peu moins de moustache (encore Arte) , et il me semble anormal qu'on utilise leur corps pour vendre des voitures, des parfums, des gels douche... Parce qu'à force de voir des femmes utilisées comme ça, on en oublie qu'il sagit de personnes, et que les personnes ne sont pas des choses.

 

http://img.over-blog.com/500x749/3/03/25/70//coqp3xp7.jpg

 

Seulement, le déisr est par essence quelque chose qui va de l'un vers l'autre. Celui ou celle qui suscite le désir est donc à la fois sujet (de sa propore mise en scène), mais surtout objet... Que la femme ne soit pas un objet dont on dispose, oui, mille fois oui, mais si elle décide d'être un objet de désir, de disposer d'elle même (et ainsi aussi, de prendre le pouvoir sur celui  ou celle qui la désire) qui peut le lui reprocher, et pourquoi ? Parce qu'on est une femme, on doit se cacher, en avoir honte ? Evidemment, on peut "ne pas se mettre en valeur" sans honte, juste parce qu'on n'en a pas envie. Mais on peut aussi avoir envie de profiter de son corps de femme, parce qu'on l'aime.

 

Dans le même ordre d'idées, j'ai entendu plusieurs fois,dont une fois sur Arte (au cours de la même soirée, n'allez pas croire que je passe ma vie à me cultiver :P ) , parler des grèves du sexe, organisées par des femmes pour faire plier les hommes. Je crois qu'en l'occurence, il s'agissait d'obtenir la paix quelque part. Qu'elles aient eu raison, probablement. Qu'elles soient tout particulièrement concernées, parce que la guerre touche de plein fouet les femmes, malheureusement, c'est évident.

 

Seulement, cette idée sous-entend que le sexe, c'est un truc que les femmes font pour faire plaisir aux hommes. Je ne sais pas vous, mais moi, si je devais priver mon amour de sexe, je serais tout aussi punie que lui...

 

Tout ça pour dire que oui, nous vivons dans un modèle partiarcal, et que oui, nous devons encore gagner des droits. En revanche, il me semble dangereux et totalement contre-productif de créer, pour remplacer le modèle d'antan, un seul et unique modèle de femme androgyne, qui ne cessera pas de bosser si elle souhaite des enfants, qui déteste le thé à la bergamotte et qui refuse qu'on lui offre des fleurs ...

 

http://image.toutlecine.com/photos/w/o/r/working-girl-1988-01-g.jpg

 

--------------------------------

 

PS : suite à cette note et à la précédente, j'ai décidé que moi, j'aimais mieux "Journée des Femmes" que "Journée de la Femme. Parce que dans le premier, j'entends ça :

 

http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_15793_35630/image.jpg

Image empruntée sur ce blog, fort bien documenté et pertinent à mon goût.

 

Et dans le second, ça, et seulement ça ...

 

http://www.productionmyarts.com/blog/wp-content/mere.jpg

 

Et même si je me trompe et que ce n'est pas ce que "Journée de La Femme " veut dire, je n'aime pas la célébration de La Fâââmme, douce, belle, discrète, moins viloente que l'Homme, plus sociale ... Nous avons le droit d'être rèches, grandes gueules, motardes, salariées du BTP, moches, sans enfants, de détester les fims romantiques * ,  nous n'en sommes pas moins des femmes ... Y compris Margaret Tatcher. Si, si.

 

(Petit inventaire de ce que nous ne sommes pas censées être, selon l'imaginaire collectif... En ce qui me concerne, je ne souscris pas !)

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