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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 13:39

Cette semaine, une de mes amies, jeune maman, reprend le boulot...

(J'ai mis une semaine à finir cette note, hum, hum)

 

Cette semaine, à mon planning, une réunion plus ou moins formelle avec petit et grand chef pour aborder mon congé mat', et surtout la possibilité d'un congé parental.

 

Dans les faits, ça fait un moment que j'y pense... Il a assez vite été évident pour nous que ça ne serait pas "possible" pour mon chéri. Je mets ce "possible" entre guillemets car on peut généralement trouver une solution aux problèmes que ce type de congé génère (financiers, matériels, pros...) , mais il trouvait que ça faisait beaucoup de solutions, d'aménagements et de "risques" par rapport à son envie, existante mais modeste. Je crois qu'il aurait aimé rester à la maison s'occupper de son bébé, mais que le fait d'être seul toute la journée, à accomplir des tâches répétitives et pas forcément valorisantes, ne lui parlait pas.

 

Comme c'est une décision très lourde sur un plan personnel et pro, nous étions d'avis que chacun voie s'il avait envie ou non, et que nous nous adapterions en conséquence.

 

Au début, je n'envisageais pas non plus de prendre ce congé.

 

Et puis, j'ai mieux réfléchi...

 

Et je me suis rendue compte que, même si j'adore mon job et ma boîte, c'est probablement la seule occasion que j'aurai dans ma vie de mettre entre parenthèses ma vie professionnelle, à moins de changer de société (ce que je ne souhaite pas, du moins pour cette année et probablement cette décennie) ou de prendre un long congé sans solde, pas forcément facile à  "imposer" , surtout en SCOP !

 

Six mois pour voir, pour vivre autre chose... J'avoue que ma réflexion est partie de ce point particulier, et que ça peut sembler très égoïste. Et pas très réaliste, parce que je ne me rends pas du tout, du tout compte de la charge de travail que représente un bébé entre trois et neuf mois, surtout un bébé allaité !

 

Aujourd'hui, jespère que j'aurai suffisamment de temps pour me consacrer un peu à moi... A coudre, à lire, à cuisiner, à dessiner,  prendre des photos... Pas tout à la fois ni tout la même semaine, mais que je pourrai faire des choses que j'aime et qui changent du boulot !

 

Il me paraît évident que si je n'arrive pas à dégager ce temps, quelque soit la gratification qu'on peut tirer du fait d'être là pour son enfant, je vais vite tourner en rond et me sentir à la fois débordée et ... Je ne sais pas comment dire... Arrétée. Dans le sens où, à part dans le "métier' de parent, je n'apprendrai rien, je ne découvrirai rien...  Je serai utile à un petit être, bien sûr, mais je n'aurai pas été une mauvaise mère si j'avais décidé de reprendre le boulot, alors est-ce-que ça vaudra le coup ? Est-ce-que j'aurai le sentiment de me sacrifier ? (Je me doute que toutes ces questions ont une acuité différente quand on rencontre la petite personne qu'on va aimer et dont on va être responsable pour toute la vie...)

 

Finalement, cette question, ça revient à me demander si mon boulot est le centre de mon épanouissement personnel... (Je sais, rien que le fait de me poser cette question, ça prouve que j'ai de la chance ...)

 

Est-ce-que je m'épanouis dans tout plein de domaines à coté du boulot, (ce que je ressens aujourd'hui) et j'ai juste peur de manquer de temps pour pouvoir continuer à le faire...?

 

Est-ce-que, malgré tout, j'ai besoin de bosser pour me sentir "utile" à la société, alors que je connais des tas de gens dont le "métier" n'est pas un travail rémunéré et que je trouve qu'ils ont une vie tout à fait enrichissante ?

 

Plein de questions, peu de réponses ...

 

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Published by Le petit poison rouge - dans Le petit poison cogite
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commentaires

Mia 22/02/2013 16:11


En fait vu la période (été), je ne serai pas toute seule vu que mon mari prendra ses vacances, on partira dans nos familles... Bref, juillet août je ne verrai pas passer, il restera septembre
pour se reposer de l'été...
Et pour le boulot c'était important de fixer un minimum pour ne pas avoir la pression de reprendre (ce qui me fait penser à un mail de mon chef à mon N+1 disant que je ne reviens pas avant
l'été... l'automne plutôt !!!)

Le petit poison rouge 14/03/2013 14:29



Effectivement, je pense que c'était une bonne idée de fixer un minimum, ça soulage ! :)



Mia 17/02/2013 21:51


Le temps a passé... De mon côté j'ai toujours su que je ne voulais pas reprendre le boulot avec le strict minimum du congé parental. Déjà pour une question d'allaitement mais aussi car je crains
que mon boulot redevienne mon BOULOT avec l'investissement qui va avec et du coup les frustrations probables d'un côté ou de l'autre (je n'aime pas faire les choses à moitié et après je ne dors
pas assez...)


Je me laisse aujourd'hui le choix de changer d'avis mais pour l'instant ce sera 5 mois minimum après la naissance... (comme Lila, des RTT, des CP "stockés" à utiliser !)


Lila, tu m'as fait trop rire avec ton histoire de parler au caissier... Ca me rappelle un WE tristoun' d'étudiante où étant restée seule tout le WE à bosser, j'ai fini par faire le tour de mes
voisins de résidance pour chercher un économe alors que j'en avais un et qu'en fait je voulais juste voir des gens sans me déplacer voir des copains car j'avais trop de boulot... Je
m'étais trouvé pathétique mais ça m'avait faire rire !

Le petit poison rouge 20/02/2013 14:19



Je crois qu'il est bon de ne pas fixer de minimum... Si un jour tu te rends compte que ça ne te convient pas, quel que soit ton amour pour ton fils, "il ne faudra" pas le vivre comme un échec !


 



Claire 30/10/2012 13:00


Moi j'ai repris le boulot pour DEUX raisons :


1 Les sous ... Ben oui, j'ai beau ne pas etre ultra materialiste, c'est le nerf de la guerre.


2 ChériChéri travaille à domicile et donc le Lutin et moi nous avons été 3 mois sur le lieu de travail du Papa. Et c'est pas facille pour vivre ni pour travailler.


Mais chaque jour, je me dis que pour UNE fois je dirais bien que l'argent ferai mon bonheur car je n'aurai pas de scrupule à abandonner un salaire et on pourrait se payer un local professionnel
pour le Papa.
Mais bon ... Chaque matin je pars prendre mon train sans me retourner (sinon je décroche pas de mon Lutin) et chaque soir je me dis que je viens de passer 9h avec mon patron et lui, 9h avec la
nounou (qui est niquel !) alors qu'on serait tellement mieux tous les 2 voire tous les 3.


Je ne dis pas que c'est facile. Il y aura des jours où tu auras l'impression d'avoir passer ta journée a langer et nourrir, il y aura des jours où tu seras profondément heureuse d'avoir pu
prendre le temps de te laver les cheveux ET de les sécher, parfois tu réussiras à prendre ton petit dej à midi -15 et tu seras trop contente. Mais ensuite tu entr'ouvre une porte pour apercevoir
un Lutin qui vient de se réveiller sans pleurer et qui te fait le plus beau sourire du monde en te tendant les bras, tu prendras parfois du plaisir à changer une couche car tu transformes ça en
moment de calins et/ou de guili et il y aura les premiers fous rires.


Alors là tu te dis que tu aimerais que ton week-end dure toute la semaine.


Ou tu prends un congés parental et tu profites à mort. Lorsque c'est un choix, je pense que le congé parental n'est pas une "perte de temps".


Moi je suis malheureuse de ne pas pouvoir le prendre.

Le petit poison rouge 06/11/2012 20:27



Ma situation est différente sur tous les points, surtout au niveau du boulot je crois, car j'adore mon job. Ceci dit, je crois que je peux comprendre ce que tu ressens, je connais tes raisons, et
je te souhaiterais bien de gagner au Loto...


Merci en tout cas pour le partage d'expérience.



Lila 26/10/2012 14:42


J'espère que tu trouveras tes réponses à ces questions.


Moi, je ne les ai toujours pas trouvées. Je n'ai pas pris de congé parental mais j'ai eu la chance de pouvoir stocker et utiliser plein de congés et de RTT ce qui me permet de reprendre qu'un peu
avant les 6 mois du magicien. Sans ces congés, j'aurais du reprendre le boulot cette semaine, et je pense que ça aurait été particulièrement difficile de laisser mon bébé.


Mais au quotidien... Il y a les jours où je suis ravie. Où j'ai l'impression de profiter de mon fils, où je fais plein de choses (lecture, expos, ballades), là je suis contente. Et puis il y a
les jours où j'en peux plus, et où je me lamente de ne pas parler à un autre adulte que mon mari (à tel pont que parfois je descends faire les courses alors que j'ai besoin de rien juste pour
parler au caissier !), où je panique à l'idée de devoir encore tenir plusieurs semaines. Des fois même, je trouve ça injuste que je sois "obligée" de faire ça alors que mon mari lui, peut aller
bosser. (mais d'autres où j'ai conscience du fait que c'est dur pour lui et de la chance que j'ai de ne rien rater de mon bébé). 


A mes yeux, une question importante à se poser c'est "est-ce que dans mon entourage j'ai des gens disponibles en journée, est-ce que je pourrai quand même voir d'autres adultes?". Ca dépend des
gens bien sur, mais moi ce qui est le plus dur c'est d'avoir une vie sociale beaucoup plus limitée que quand je travaillais, de parfois ne pas pouvoir parler à des adultes autres que mon chéri
quand il rentre le soir. Une de mes amies ne travaille pas en ce moment, et c'est une bébédiction pour moi de pouvoir passer quelques après-midis par semaine avec elle !


Pour ta dernière question, je me la suis beaucoup posée quand j'étais en congé mat. Mais plus depuis la naissance du bébé. Parce que je sais que ce n'est qu'une parenthèse et que je vais
reprendre le boulot. (ça serait beaucoup plus difficile si j'avais décidé d'arrêter de travailler "longtemps"). 

Le petit poison rouge 06/11/2012 20:31



J'ai mis tellement de temps à te répondre que j'ai lu pas plus tard que ce midi une note où tu semblais dire que tu trouvais tes marques... Ca m'a fait très plaisir de lire ce récit, d'autant que
j'ai l'impression que tu arrives à te libérer de bons moments rien qu'à toi. Ca me rassure, ça prouve que c'set possible ! :)



Floh 23/10/2012 20:52


Haaaa, grave question!!! Alors je vais te donner mon tout petit témoignage, qui vaut ce qu'il vaut car c'est mon expérience et que chaque expérience est différente ;)


Comme tu le sais un peu, je ne suis pas précisément épanouie dans mon travail, donc personnellement, je n'avais pas vraiment l'envie de reprendre. Mais j'y ai réfléchi, très honnêtement, parce
que comme toi, je craignais de tourner en rond...Pour l'instant, à 3 jours des 3 mois de ma fille, je peux t'assurer que non, je n'ai rien le temps de faire d'autre. Je suis heureuse quand j'ai
passé une journée où j'ai pu manger à des horaires pas trop pourris. Je sors beaucoup, mais c'est aussi parce que c'est un des seuls moyens pour endormir ma babybouchette qui n'est pas du genre à
adorer faire des siestes comme ça à la maison. Du coup, j'ai très envie de lire ou répondre aux mails (au hasard), mais si j'ai 1h30 chaque soir grand max pour moi, je suis aux anges, et souvent
bien trop fatiguée pour faire autre chose que profiter de mon homme, ou gérer un peu d'administratif qui traîne...
Néanmoins, il m'aurait été impensable de reprendre le boulot là dans 3 jours. Purement et simplement impensable!!! Ma problématique (du moins celle de ma fille) fait aussi que j'aurais eu
l'impression d'avoir traversé les mois hyper difficiles, de coliques et de hurlements, pour la laisser à un moment où ça commence tout doucement à s'améliorer. Mais aussi à un moment où enfin
elle s'éveille. Aujourd'hui, pour la 1ère fois, ma fille a réussi à me faire une longue longue période de "dialogue", de sourires. C'est un bonheur. Pour autant, je ne dis pas que je finis cette
journée avec ravissement, mais ça me conforte dans mon choix. Quelle frustration j'aurais à devoir la confier à quelqu'un qui verrait avant moi toutes les "premières fois" à venir: ses babils, la
1ère fois qu'elle attrape quelque chose, qu'elle réalise qu'elle a des pieds et des mains, etc etc....Sans parler du sevrage, mais ça c'est encore une autre problématique.
Et encore une fois, avant d'être enceinte, voire même pendant ma grossesse, ce n'est pas quelque chose que j'envisageais comme ça...Alors oui, c'est super difficile de se projeter ainsi, surtout
que tu ne sais pas "quel type" de bébé tu auras (calme et super cool, à coliques, à reflux, bref, tu vois mon propos)...et tu ne sais pas comment tu arriveras à la fin de ce congé maternité non
plus.
Si tu le peux, laisse cette question en suspend le plus longtemps possible afin de pouvoir te décider en dernière minute (à savoir 1 mois avant la fin de ton congé mater). Mais par contre, sache
qu'il est fort peu probable que tu puisses prendre ce congé parental pour faire autre chose que...du maternage. Du moins pendant quelques mois, plus tard ça peut changer, je te le souhaite et je
me le souhaite aussi :)


Bises à toi, ton chéri et Azuki :)

Le petit poison rouge 06/11/2012 20:28



Je n'ai rien à ajouter, n'ayant justement aps la moindre idée de ce qui va se passer... Mais je lis ton témoignage avec intérêt et avec plaisir. On en reparlera ? :D